A qui profite le printemps du digital santé?

Transformation digitale et numérique de la santé, patient bien plus connecté qu’auparavant, le monde de la santé s’éveille dans un univers 2.0 mais à qui profite de cette tendance ?

La santé c’est maintenant beaucoup de données et des objets connectés

Le monde du numérique s’est greffé petit à petit à celui de la santé, les innovations technologiques (tablettes numériques, applications pour smartphone) changent notre propre perception de la santé à tous et la relation médecin/ patient connecté ou patient informé en est à jamais modifié. De l’hôpital où les internes s’exercent sur une simulation numérique, au patient chargeant les données de son bracelet connecté, au médecin qui actualise le DMP de son patient, la santé au numérique se décline en plusieurs domaines à tous les niveaux du parcours de soin. Demain, nous serons comme de véritables personnages d’un roman de science-fiction, avec à portée de main une quantité importante de données en tout genre sur notre santé. La réalité ne dépasse pas encore la fiction mais aujourd’hui les objets connectés promettent un avenir radieux (iHealth tensiomètre poignet, Fitbit Aria, Withings Pulse…). Les applications sur smartphones rivalisent d’ingéniosité pour satisfaire un besoin d’informations santé grandissant (KelMed, iBody, Sleep Cycle Alarm Clock, Stop Cholestérol). On recense plus de 100 000 applications « santé » dans le monde dont 800 sont en français*. La liste grossit presque quotidiennement.

D’abord il y a eu l’ E-Santé et maintenant la M-santé Il y a tellement de possibilité que la e-santé s’est reproduite pour créer la m-santé ! La « Msanté » c’est l’utilisation des TIC rapportée à des services santé grâce à une application mobile. Avec 27 millions de possesseurs de smartphones en France, ce marché mondial pourrait atteindre 26.5 milliards de $ en 2017 selon une étude (The mobile health global market report, Reasearch2Guidance, 2013-2017). Nous pourrons à tout moment suivre notre état, serons bien mieux accompagnés et pourrons mieux nous prendre en main quotidiennement.

Quels sont les pièges pour les industriels ? Aujourd’hui, on parle de quantified selft, de données personnelles de santé, de révolution numérique, de santé digitale. Parmi toutes ces nouvelles tendances quelle tendance s’essoufflera en premier ? Ces applications mobiles sont toutes vraiment utiles ? Ai-je réellement besoin d’une brosse à dents connectée et de son application associée ? N’est-on pas en train de créer de nouveaux besoins. La santé est en train de prendre un virage. Pour la première, cette révolution ne vient pas des laboratoires de recherche santé mais sociétés de télécommunications, ou de startups fraîchement lancées. La santé du XXIe siècle ne sera pas faite uniquement des molécules mais également de données et d’outils. Pour l’instant les laboratoires pharmaceutiques qui cherchent de nouveaux modèles économiques ne profitent pas pleinement de cette tendance. Le monde de la santé se tourne plus vers le préventif, grâce au numérique, et des nouveaux acteurs viennent apporter des solutions à ces problèmes. Aujourd’hui les laboratoires pharmaceutiques semblent peu actifs sur ces domaines. Ce sont les sociétés high-techs et des startups en tout genre qui ont compris que la santé peut se traduire non pas uniquement par des molécules mais par des données et des services. Ne va-t-il pas être trop tard pour que les laboratoires rattrapent le retard accumulé sur ces thématiques ? Les futures entreprises leaders de la santé seront certainement dans cette configuration, des laboratoires « classiques » mais aussi des sociétés comme Google et Apple ?

*"Il existe actuellement environ 100 000 applications santé disponibles dans le monde ! Environ 800 sont en français", a précisé le Dr Guillaume Marchand, président et co-fondateur de dmd Santé.

Ecrit par l'équipe d'ExpertLead

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